Canadian Tibs

Voici le blog d'un français exilé à Montréal pour un an! Une autre pièce du puzzle "blogger around the world" vient de se mettre en place. Entrez mes amis dans mon nouvel univers.

Tuesday, March 13, 2007

Let it snow
"Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver" chantait Gilles Vigneault, je ne peux qui lui donner raison en ce moment. Cela fait maintenant environ quatre mois que l'hiver a commencé et qu'il ne finit toujours pas. Première neige le premier jour de décembre et tempêtes de neige successives ont balayé le Québec depuis ces dernières semaines. Même si la tendance actuelle est à l'amélioration (comprenez au dessus de 0°C), je sens qu'il va falloir patienter un moment avant de voir arriver le printemps.

Evidemment le Québec est connu pour son hiver rigoureux, elle est la ville la plus froide du monde en hiver. Il faut donc s’adapter et affronter des températures négatives (très négatives). En plein cœur de janvier et de février le maximum a atteint –5°C et le minimum –32°C. Autant dire qu’on ne passe pas ses journées à se promener dehors. On se couvre, on met sa tuque, son foulard, ses mitaines (bonnet, écharpe, gants), on sort et on fonce jusqu’à sa destination sans s’arrêter sous peine de congélation instantanée. On développe des techniques particulières comme la superposition de couches, le foulard remonté jusqu’au nez, la tuque à oreilles, le manteau de l’armée canadienne, les chaussettes remontées jusqu’aux genoux,… Vivre une tempête de neige depuis son intérieur douillet et chauffé est vraiment agréable, on peut siroter un petit thé devant la fenêtre et admirer la ville se parer de son manteau blanc. Par contre, vivre une tempête de neige à l’extérieur, c’est tout un défi. Malgré les gants, écharpes, capuches,… on est forcément congelé. Ma pire expérience a été une tempête de glace, c’est à dire qu’il pleuvait des glaçons et ça vous trempe et gèle directement sur vous… Je vous laisse imaginer le temps nécessaire pour se réchauffer…

Finalement ce sont les premiers froids les plus durs, au bout d’un certain moment on s’habitue à la température et on finit même par l’apprécier. Sentir ses joues givrer le matin en allant en cours est vivifiant et semble plus efficace qu’un café pour se réveiller. J’adore surtout l’hiver parce que je peux aller jouer au hockey dehors sur les patinoires en plein air. On m’aurait dit avant de partir que je jouerais trois heures de suite par une température de –20°C à un jeu dont je ne connaissais même pas les règles il y a quelques mois encore, je ne l’aurai pas cru. Maintenant c’est sûr que je fonce patins aux pieds et crosse prête à frapper.

« Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver » mais un criss’ de bel hiver, tabanark’

L'hiver québécois permet de faire des jolies photos, c'est vrai



Mais une tempête de neige vue comme ça, c'est moins attirant bizarrement...


Les sports en hiver: évidemment, du hockey....

...et du ski de fond, on emmène les skis dans le métro et on part sur le Mont Royal......on fait des glissades et de la luge...

et pourquoi pas du patin à glace sur un lac gelé...

...Par contre, pas de vélo.

Voilà à quoi ressemble Montréal après une tempête de neige (mais pas trop forte quand même, il faut laisser au photographe la chance de survivre dehors pour prendre ces clichés)

Des photos de ma rue, et du Carré Saint-Louis (oui oui ce sont bien des bancs qui croulent sous la neige)


Pour tous les sceptiques qui rigolent quand je leur dis que je joue au hockey,je joins des photos de mon équipement pour prouver que ce ne sont pas des niaiseries.


Gare à celui qui en doute encore...


Ironic

Voilà ce que m'ont distribué ce matin à l'université des gens à l'air très sérieux,... Ce petit papier est donc bien étrange ! Serait-ce une blague?


PQ? PQ? qu'est ce que ça peut bien vouloir dire?

En fait pour tout vous dire, le PQ est le nom du parti politique qui s'apelle le Parti Québécois (parti souverainiste au Québec). Nous sommes également en campagne électorale de ce côté-ci de l'Atlantique.
Je vous rassure quand même le PQ ne veut pas dire papier toilette au Québec... De l'art de choisir un nom de Parti politique!

Pour vous prouver ma bonne foi, voilà le flyer en entier



Monday, February 26, 2007

Cold Day in the Sun

départ de Montréal sur le pont Jacques Cartier

Voilà quelques photos de mon petit voyage à Québec le week end du carnaval. Sculptures sur glace, tires à l'érable, défilé de majorettes et visite de la ville étaient au rendez-vous. En elle même, la ville de Québec est très jolie mais trop touristique à mon goût. Elle ressemble un peu à Disneyland avec ses rues trop propres, ses gens toujours (trop?) souriants et aucun clochard dans la rue. A part ces détails, la journée était géniale, l'atmosphère de la ville est sympathique même si la chaleur humaine avait du mal à percer avec une moyenne de moins vingt degrès !!! Même le majestueux Saint Laurent avait perdu de sa force à cause du gel qui le paralysait.

Les rues de Québec
Le château Frontenac

sculptures sur glace

Non ce n'est pas une blague (aucun animal n'a été maltraité durant cette journée)

L'impressionnant Saint Laurent figé par l'hiver

Sunday, January 21, 2007

Take me back to New York City

New York, le simple fait d’écrire ce nom en fait rêver plus d’un. Ville magique, ville légendaire, ville symbole de la nouveauté, de la richesse, de l’espoir. Ville de tous les contrastes, démentielle, bouillonnante, gigantesque, merveilleuse mais aussi touchante, fragile, tout simplement belle.

La première chose qui frappe lorsque l’on arrive à New York, c’est la taille des gratte-ciels. C’est inimaginable, je croyais avoir été préparé un minimum avec Montréal mais en comparaison les immeubles de Ville-Marie me semblent bien pathétiques. New York est une ville debout comme l’a si bien dit Céline :

« Pour une surprise, c'en fut une. À travers la brume, c’était tellement étonnant ce qu'on découvrait soudain que nous nous refusâmes d'abord à y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les choses, tout galérien qu'on était on s'est mis à bien rigoler, en voyant ça, droit devant nous...Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux mêmes. Mais chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur . »

Il en est une autre qui a très bien décrit ce que tout le monde ressent la première fois qu’il arrive à New York, il s’agit d’Amélie Nothomb :

« -Lève-toi on est à New York.

Il y avait de quoi se lever, la ville entière l’était, tout se dressait, tout essayait de toucher le ciel. Jamais je n’avais vu un univers aussi debout. D’emblée, New York me donna une habitude que je n’ai jamais perdue : marcher le nez en l’air. »

« New York, ville peuplée d’ascenseurs supersoniques que je n’avais jamais fini d’essayer, ville de bourrasques si fortes que je devenais un cerf-volant parmi des gratte-ciels, ville de la débauche de soi, de la recherche immodérée de ses propres excès, de ses profusions intérieures, ville qui déplace le cœur de la poitrine à la tempe sur laquelle est braqué en permanence le revolver du plaisir : « Exulte ou crève. » J’exultai. Pendant trois ans, à chaque seconde, ma pulsation suivit le rythme délirant des rues de New York, où marchent des hordes de gens qui ont l’air d’aller résolument n’importe où. Je les y accompagnais intrépide et trépidante. Il fallait monter au sommet de chaque immeuble un peu élevé : feu les tours jumelles, l’Empire State Building et ce joyau absolu qu’est le Chrysler Building. Il y avait des immeubles en forme de jupe qui donnaient à cette ville une démarche affolante. De là-haut, la vue était forcément à hurler. D’en bas, le vertige était encore plus grand. »



Je ne pourrai pas mieux résumer l’impression que m’a fait cette fantastique ville. Tout y est si délirant, grandiose, disproportionné, mythique mais en même temps accessible. New York ne peut pas laisser indifférent. C’est une excitation permanente, une recherche permanente de la nouveauté, une frénésie tourbillonnante, une démesure ridiculeusement grandiose,… Marcher dans cette ville relève du rêve éveillé, marcher à New York nous fait revenir en arrière, nous fait voir la vie avec des yeux d’enfants. Tout est neuf, tout est à découvrir, tout est à faire.

Une jeune poète argentine m’a dit un jour que la langue française pouvait permettre d’exprimer toute une palette de sentiments, tout ce que l’on avait au plus profond de soi avec les mots les plus justes. Mais elle avait ajouté que malgré cette richesse, quelques fois, les mots ne suffisaient plus. Même la plus riche des langues du monde ne pouvaient permettre d’exprimer ce que l’on avait vécu. J’ai compris au combien elle avait raison. Comment vous dire à quel point j’ai été ému de pouvoir monter en haut de l’Empire State Building et admirer ce paysage extraordinaire ? Cette sensation ultime de se sentir grand, en confiance, incroyablement serein face à cette étendue artificielle. Moi l’ami des grands espaces qui ne m’extasiait que devant la beauté des paysages naturels, d’une montagne, d’un lac, d’une forêt, d’une dune, d’un océan. Comment ai-je pu me pâmer devant ce champ de buildings ? Qui pourrait me dire comment ces ensembles de buildings parviennent à être magnifiques ? comment du béton, de l’acier et du verre peuvent former un des paysages les plus émouvants qu’il m’ait été donné d’admirer ? Je ne peux pas vous l’expliquer. Dominer New York, c’est dominer le monde, c’est jouer à Dieu le temps d’un instant, c’est toucher du doigt l’inaccessible, c’est se sentir vivant.


De nos multiples visites et de nos nombreuses heures de marche, je ne vous dirai pas grand chose, je pense encore une fois que les photos parlent d’elles-mêmes. En compagnie de ma fidèle compagnon de route Miss Perrine, nous avons arpenté de long en large Manhattan à s’en rendre malade, nous avons marché jusqu’à ce que nos jambes ne nous portent plus. Assister à la comédie musicale Chicago, visiter le magasin M&Ms New York et ses trois millions de bonbons différents, admirer le plus magnifique building de l’île (le Chrysler), aller dans à l’ONU et se rendre dans les différentes salles du conseil de sécurité à l’Assemblée générale, flâner à Wall Street, s’extasier devant la statue de la Liberté, s’émerveiller devant Times Square, prendre conscience de la bêtise humaine devant Ground Zero (feu les Twin Towers), monter en haut de l’Empire State Building le jour des 20 ans de Perrine (la classe absolue), assister à un coucher de soleil sur le Brooklyn Bridge, se perdre dans Central Park,… J’en aurai à raconter. Ces quatre jours sont passés à une vitesse folle, dans une atmosphère électrique, un émerveillement de tous les instants, une sérénité qui m’a fait profiter de chaque instant, Carpe Diem…I wanna be a part of it, New York, New York, I want to wake up in the city that never sleeps. To find I’m king of the hill, top of the heap. Please take me back to New York City !!!



Times Square, la place qui ne dort jamais

La comédie musicale Chicago sur Broadway est incontournable quand on est à New York, en plus ça fait un souvenir pour ses 20 ans n'est ce pas Perrine?

Le magnifique Chrsyler Building, véritable bijou, le plus beau building de New York

La Bourse de Wall Street

Les bourses de Wall Street

Le taureau de Wall Street, symbole de la puissance des financiers de New York... no comment

L'ONU, secrétariat, conseil de sécurité et Assemblée Générale

L'Empire State Building ou comment avoir des problèmes pour prendre en photo l'immeuble en entier?
Comment imaginer qu'une telle chose puisse exister... oui je suis bien vivant, ce n'était pas un rêve


Etre à New York, au sommet de l'Empire State, le jour de ses 20 ans, bon anniversaire Perrine


Le Brookyn Bridge est un véritable chef d'oeuvre, c'est de la dentelle de béton et d'acier...

Une vue imprenable sur Manhattan, moment magique, cliché volé...

Un coucher de soleil sur le Brookyn Bridge, très BG dans l'âme


Le charmant quartier de East Village

Le flat Iron, un vrai fer à repasser architectural


Le quartier de Chinatown ( Do you want Vuitton, Vuitton, Vuitton? ou la contrefaçon par excellence)

Le Sud de l'île de Manhattan


Une légende est-elle vraiment nécessaire pour cette photo?


L'immense Rockfeller Center

Le fameux Central Park ... où tout le monde court, non ce n'est pas un mythe !!!

Merci papa, merci môman... tout ce bonheur ça a été grâce à vous.